Projet Ghana

EU for a Secure Ghana (Specific objective 3)

Ghana

Objectif général

Renforcer les mécanismes et les structures pertinents de consolidation de la paix et de prévention de la violence au sein des institutions publiques, des autorités traditionnelles, de la société civile – y compris les organisations de femmes – ainsi que parmi les populations déplacées de force et leurs communautés d’accueil.

Budget

€ 7 000 000

Durée

36 mois

Période d’exécution

Mars 2026 – Février 2029

Source de
Financement

Union européenne

Contexte

S’appuyant sur les enseignements tirés et les infrastructures mises en place dans le cadre d’initiatives financées par l’UE, notamment PEACE PROTECT, cette action consolide et étend des approches éprouvées et ancrées localement qui renforcent les capacités institutionnelles, consolident la résilience des communautés et favorisent une prévention durable et inclusive des conflits.

Le projet se concentre sur les cinq régions du nord du Ghana (Northern, Upper East, Upper West, Savannah et North East), où les facteurs structurels de conflit restent les plus marqués, notamment les conflits liés à la chefferie et aux terres, les tensions entre agriculteurs et éleveurs, la vulnérabilité des jeunes et l’insécurité transfrontalière liée à l’instabilité du Sahel. Il comprend également une intervention limitée et adaptée aux risques dans certains districts des régions de Bono et d’Oti, ainsi que dans les communautés urbaines zongo, où des vulnérabilités émergentes et des opportunités de prévention ont été identifiées.

Plutôt que de créer des structures parallèles, cette initiative renforce les systèmes nationaux et locaux existants en matière de paix et de sécurité (tels que les Conseils nationaux et régionaux pour la paix, les autorités traditionnelles, les services de police du Ghana, les organisations de la société civile et les structures d’éducation civique), en améliorant la coordination et en élargissant leur champ d’action au niveau communautaire.

Si le Ghana reste globalement stable, les griefs locaux persistants, l’exclusion socio-économique et la faible présence des institutions dans les zones reculées continuent de créer un contexte susceptible d’être exploité par des acteurs violents. L’initiative donne donc la priorité à l’alerte précoce, au dialogue, à la médiation et à la prévention communautaire afin de renforcer la cohésion sociale et d’empêcher l’escalade des tensions.

Activités prévues

  • Renforcement de l’architecture de la paix : consolidation des Conseils nationaux et régionaux pour la paix ; soutien à la création de Conseils locaux pour la paix ; consolidation des Comités locaux pour la paix et des Centres pour la paix ; amélioration des liens en matière d’alerte précoce et d’intervention rapide avec le Centre national de coordination du mécanisme d’alerte précoce et d’intervention (NCCRM).
  • Amélioration de la gouvernance foncière : renforcement des capacités des commissions foncières, des secrétariats fonciers coutumiers et des autorités traditionnelles ; sensibilisation du public à la loi foncière ; mise en place de mécanismes alternatifs de résolution des conflits tenant compte des conflits pour réduire les litiges fonciers.
  • Autonomisation des autorités traditionnelles : formation des chefs, des reines mères et des comités judiciaires à la médiation, à la gouvernance inclusive et à la résolution des conflits tenant compte des questions de genre.
  • Police de proximité et renforcement de la confiance : soutien à l’unité de police de proximité des services de police du Ghana afin de renforcer la coopération avec les communautés, en particulier dans les zones frontalières et à haut risque.
  • Sensibilisation à la prévention de l’extrémisme violent et engagement civique : éducation civique menée par le NCCE, actions de sensibilisation dans les médias, initiatives axées sur les jeunes et les femmes, et dialogues communautaires pour lutter contre la polarisation et les discours extrémistes.

Objectifs spécifiques

  • Renforcer les capacités des acteurs étatiques, des autorités traditionnelles et de la société civile en matière de prévention des conflits, de médiation et d’intervention précoce, en veillant à adopter une approche tenant compte de la dimension de genre et à associer les organisations de femmes, la société civile, les populations déplacées de force et leurs communautés d’accueil.
  • Renforcer la coordination dans la prévention de l’extrémisme violent et sensibiliser davantage, dans une perspective de genre, aux dangers, aux causes et aux conséquences de ce phénomène.

Résultats à atteindre

  • Le dispositif national de prévention de la violence et de consolidation de la paix est renforcé et rendu plus efficace.
  • La gouvernance foncière est améliorée grâce à des pratiques plus transparentes, inclusives et responsables.
  • Les autorités traditionnelles sont soutenues et leurs capacités renforcées afin qu’elles puissent jouer un rôle constructif dans la résolution des conflits.
  • La sensibilisation du public, l’engagement civique et la sécurité communautaire en matière de prévention de l’extrémisme violent sont renforcés grâce à des interventions menées par la NCCE.
  • Les capacités de coordination et opérationnelles pour une police de proximité et une prévention de l’extrémisme violent sensibles au genre sont renforcées parmi les acteurs de la sécurité et les OSC.

Ce projet répond à l’objectif de développement durable n°16, Paix, justice et institutions efficaces : Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et inclusives aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous.