Le Ghana est l’un des principaux producteurs d’or au monde, occupant le premier rang en Afrique et contribuant de manière constante et significative aux exportations nationales et aux recettes fiscales. Toutefois, au-delà du secteur industriel, l’économie aurifère du pays repose fortement sur une tradition d’exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE). Connue localement sous le nom de galamsey — une contraction de « gather them and sell » (ramasser et vendre) — l’EMAPE, lorsqu’elle est pratiquée illégalement ou en dehors des cadres réglementaires formels, constitue depuis longtemps une stratégie de survie pour les populations rurales, en particulier dans les régions Ashanti, Western et Northern.
Au fil du temps, le galamsey est passé du simple orpaillage à des opérations semi-mécanisées et faiblement organisées, souvent implantées dans des zones écologiquement sensibles ou légalement protégées. Dans le nord du Ghana, l’EMAPE est devenue un pilier économique majeur, notamment dans les communautés rurales et périurbaines où l’accès à l’emploi formel et aux services publics reste limité. Les jeunes et les femmes, de plus en plus touchés par la baisse de la productivité agricole induite par le changement climatique, se tournent vers l’exploitation minière artisanale comme un moyen de subsistance viable, voire nécessaire.
Bien que l’EMAPE fournisse des moyens de subsistance essentiels, son expansion rapide a accru les pressions sur les terres et les ressources en eau et mis en évidence d’importantes lacunes en matière de gouvernance. Une réglementation faible et une coordination limitée entre les autorités sécuritaires, réglementaires et locales ont contribué à la dégradation de l’environnement, à des conditions de travail dangereuses et à des tensions croissantes entre les communautés, les mineurs et les institutions de l’État.
Dans les contextes miniers, Coginta agit sur les conditions sous-jacentes qui permettent aux risques liés à l’exploitation minière de s’aggraver lorsqu’ils sont abordés de manière isolée. En alignant la gouvernance, les moyens de subsistance, la gestion environnementale et les pratiques de sécurité, Coginta contribue à prévenir les cycles de violence, d’informalité et de dégradation environnementale systémique qui compromettent la stabilité de ces zones.
S’appuyant sur des approches innovantes et transversales développées par Coginta dans la sous-région, le projet GOLD FOR GOOD répond au besoin d’approches pratiques et inclusives visant à renforcer la gouvernance de l’EMAPE, à promouvoir un approvisionnement responsable et à soutenir la restauration environnementale, tout en consolidant la stabilité locale et la cohésion sociale.