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02-03-2026

Côte d’Ivoire : une formation sur la lutte contre la fraude et le blanchiment de capitaux

Du 23 au 25 février dernier, un atelier de formation dédié à la lutte contre la fraude et le blanchiment de capitaux a été organisé à Tengrela à l’attention de coopératives minières et de bureaux d’achat et vente d’or. Cette formation s’inscrivait le cadre du projet d’appui à la sécurisation et à la valorisation et à l’exploitation aurifère artisanale comme facteur de développement et de cohésion sociale au nord de la Côte d’Ivoire (SECORCI 2), financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Coginta.

L’atelier, qui a réuni quarante participants issus des dix coopératives minières accompagnées par le projet et de trois bureaux d’achat et vente d’or, a été coanimé par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) et le Centre de renseignement opérationnel antiterroriste (CROAT). Pendant trois jours, les échanges ont porté sur la lutte contre la fraude aurifère, le blanchiment de capitaux, les flux financiers illicites et le financement du terrorisme.

L’exploitation aurifère artisanale est une activité très sensible dans ce département frontalier du Mali, marqué par d’importants flux transfrontaliers et une menace sécuritaire accrue due à l’activité de groupes criminels ou armés. Contrôler la circulation d’or brut et de fonds est difficile mais indispensable d’une part pour éviter les risques de financement du terrorisme, et d’autre part plus largement pour que l’État de Côte d’Ivoire puisse bénéficier des retombées économiques des ressources de son sous-sol.

Cette formation participait à cet effort : les participants ont renforcé leurs connaissances sur le cadre légal de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, les vulnérabilités propres à la filière aurifère artisanale, ainsi que les exigences en matière de gouvernance, de traçabilité et de sécurité. À l’issue de la formation, les structures présentes ont signé un engagement de bonne conduite.

Monsieur Edmond Yao Kouame, représentant de la Coopérative Basso, a salué la pertinence de cette initiative, qui « nous aidera à lutter efficacement contre la fraude et le blanchiment des capitaux dans notre secteur. Désormais, nous exigerons la traçabilité de nos fonds de financement et déclarerons systématiquement tout or extrait sur nos sites à la Direction des Mines. »

Coginta, à travers le projet SECORCI, œuvre à la structuration et à la professionnalisation de la filière aurifère dans le département de Tengrela. Cette mise en œuvre permettra aux artisans miniers de mieux connaître et défendre leurs droits, de répondre aux exigences légales, administratives et fiscales, et d’optimiser les retombées économiques au profit des communautés.